Lors de mon séjour en Mauritanie, nous avons passé une journée avec un peuple très particulier, soit celui que l’on nomme les Pygmés.
Bien que j’avais croisé depuis plusieurs jours le peuple Mauritanien, le premier contact avec ceux-ci est un choc.
Je n’ai pris aucune photo, au cours de cette journée, car il y a ce sentiment d’être tout à coup un peu voyeur. J’ai reçu de ma responsable de mission, ces photos dernièrement et c’est avec plein d’émotions que j’ai repensé à ce peuple nomade qui vit en plein milieu du désert, complètement isolé, une seule tente de tissus comme abri, et un peuple dont la peau est pigmentée, ce n,est plus le contact avec les enfants qui courent derrière les 4×4 et les grands sourires que l’on a rencontré.
On arrive donc très tôt un matin, et on s’installe dans l’unique maison que l’on rencontre en plein milieu du désert, ici on ne parle plus de tables ou bancs, rien de tout cela n’existe on s’installe donc sur nos caisses. Comme on est vraiment en plein milieu du désert, on oublie les plaques solaires, il y a beaucoup trop de sable, c’est comme une tempête de neige mais en sable, on utilise donc le compresseur.
Par la suite, on part en 4×4, à la rencontre des nomades. Pendant près d’une heure on circule sans direction précise, et tout à coup le guide indique une direction et on voit à l’horizon apparaître quelques tâches de couleur. Voilà le premier peuple de pygmés. Ils vivent è plusieurs dans des tentes, on leur distribue des vêtements , les petits et les bébés qui ont besoin de soin viennent avec nous dans les 4×4, les autres viendront nous rejoindre pour des soins, ils ont pour 2 heures de marche environ. On fera ainsi 7 ou 8 rencontres de nomades et une fois que nous sommes environ 15 par 4×4, (il y a toujours de la place), on retourne à notre poste d’installation pour les soins de santé.
Ils ont la peau plaquée de deux couleurs. C,est vraiment impressionnant, on a le sentiment un peu d’être en présence de grands brûlés. Mais il ne s’agit pas de problèmes de santé, mais une pigmentation de leurs tissus .
Imaginez un peu l’image qu’ils ont de nous, on est habillés de grands tabliers, on porte des gants, masques. Plein d’instruments chirurgicaux, un compresseur qui fait du bruit….
Quand on a vu ce peuple, ce n’est pas évident de revenir dans notre monde de possessions. Pas facile de voir des centres d’achats, de quoi avons-nous vraiment besoin. Je ne suis pas devenue une anti-consommatrice; mais je réfléchis sur l’inutile avant de consommer. Mais j’avoue que la Plaza et Ikea me font toujours craquer!!!

