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La FALLA

Samedi soir je suis allée à La TOHU pour la grande fête de fin d’été, soit La Falla.

Il s’agit de la quatrième année pour cette fête carnavalesque toute particulière.  Alors tout au cours de l’été des gens du quartier St-Michel vont construire une immense sculpture de 11 mètres de haut.  Àa la fin de l”été dans une grande fête champêtre la sculpture sera brûlé.

Je ne connais pas vraiment l’origine d’une telle fête, mais croyez-moi c’est très spectaculaire.  De plus, comme nous sommes arrivée tôt, nous étions dans la première rangée, super pour le spectacle des cracheurs de feu, le feu d’artifice qui étincelle au travers la sculpture mais lors de la mise à feu la chaleur était tout à fait insupportable, on laissait nos bonnes places mais personne  les voulait !!

C’est bien cette immense sculpture nommée La Javanaise qui sera mise en feu.

BERLIN

Retour de ce magnifique voyage à Berlin, voici mes souvenirs que je vous partage.

Ma première impression de Berlin : on dirait que rien ne va avec rien ! La ville est comparable à une courte-pointe ou tout est différent.

C’est l’architecture qui frappe en premier lieu; sur le même édifice on y voit d’anciennes pierres, du verre, du métal, des graffitis.


J’habitais dans Berlin Est, bien que la ville ait la population de Montréal tout est tellement calme, pas d’embouteillage, pas de klaxons ni sirène, on a même l’impression qu’il n’y a pas beaucoup de monde.

C’est agréable d’y marcher car à chaque coin de rue tout est amusant, inusité.

En tout premier lieu, il faut respecter les feux de signalisation, rien de plus amusant car le petit bonhomme vert en guise de lumière piétonnière est partout présent dans la ville..

Autre élément qui est frappant, ce sont les innombrables grues et terrains vacants ainsi que tous les édifices en réparation, une ville en mutation.

Mais Berlin c’est avant toute chose pour moi de me rendre au mur, d’avoir cette opportunité de toucher à cette structure qui représente tout l’incompréhensible de la vie humaine, comment peut-on arriver ainsi à couper une ville, l’insurmontable folie du pouvoir.

Voir Berlin, c’est à la fois retrouver l’histoire humaine dans sa plus grande tragédie et à la fois vivre

dans un monde ou tout semble possible.

Et un immense merci à Catherine

Danke

Tour de l’ile

Je suis allée faire le tour de l”ile d’Orléans la fin de semaine dernière en vélo.

C’est tellement agréable, tellement beau et tellement ressourçant .

J’ai apprécié et ressenti toute l’œuvre de Félix Leclerc.

Il y a de ces lieux si magiques que les mots me manquent pour décrire l’émotion,  je me permets de  citer Félix

Pour supporter
Le difficile
Et l’inutile
Y a l’tour de l’île
Quarante-deux milles
De choses tranquilles
Pour oublier
Grande blessure
Dessous l’armure
Eté, hiver
Y a l’tour de l’île
L’Ile d’Orléans

L’Ile c’est comme Chartres
C’est haut et propre
Avec des nefs
Avec des arcs
Des corridors
Et des falaises
En février
La neige est rose
Comme chair de femme
Et en juillet
Le fleuve est tiède
Sur les battures

Au mois de mai
A marée basse
Voilà les oies
Depuis des siècles
Au mois de juin
Parties les oies
Mais nous les gens
Les descendants
De La Rochelle
Présents tout l’temps
Surtout l’hiver
Comme les arbres

Mais c’est pas vrai
Ben oui c’est vrai
Écoute encore

Maisons de bois
Maisons de pierre
Clochers pointus
Et dans les fonds
Des pâturages
De silence
Des enfants blonds
Nourris d’azur
Comme les anges
Jouent à la guerre
Imaginaire
Imaginons

L’Ile d’Orléans
Un dépotoir
Un cimetière
Parcs à vidanges
Boîte à déchets
U. S. parkings
On veut la mettre
En mini-jupe
And speak English
Faire ça à elle
L’Ile d’Orléans
Notre fleur de lys

Mais c’est pas vrai
Ben oui c’est vrai
Raconte encore

Sous un nuage
Près d’un cours d’eau
C’est un berceau
Et un grand-père
Au regard bleu
Qui monte la garde
Il sait pas trop
Ce qu’on dit dans
Les capitales
L’œil vers le golfe
Ou Montréal
Guette le signal

Pour célébrer
L’indépendance
Quand on y pense
C’est-y en France
C’est comme en France
Le tour de l’île
Quarante-deux milles
Comme des vagues
Les montagnes
Les fruits sont mûrs
Dans les vergers
De mon pays

Ça signifie
L’heure est venue
Si t’as compris

Un coup de pédale……

J’ai fait la semaine dernière le Tour du Lac St-Jean en vélo. Le départ de Longueuil est prévu à 15Hres30, problème mécanique de l’autobus le départ n’aura lieu qu’a 20hres….. alors l’arrivée à Alma se fera à 1 heure du matin.

Donc première nuit peu de sommeil car le départ est à 8 hres. Mais le soleil est au rendez-vous, l’euphorie d’un grand tour de vélo alors pas de problème je suis prête.

Le parcours est magnifique entre la route et sentier en plein bois. 92 km plus loin l’arrêt est à Dolbeau. Le lendemain matin, pluie pluie et pluie alors courage le bonnet de douche sur le casque de vélo (aucune photo vous comprendrez..), c’est le premier 500 mètres qui est difficile après on oublie la pluie mais pas la prudence. Un accident après 20 km nécessite l’ambulance pour une des participantes. Le trajet se fait un peu chacun pour soi, c’est long, le vent de face et après 100 km juste, l’arrivée a Roberval.

Troisième journée, plus personne ne parle de température après ce que l’on a connu, on a eu une journée super, un 80 km fait dans la beauté d’un paysage enchanteur, ce goût de vacances qui m’envahit….

J’avais quelques petites angoisses avant mon départ, soit ne pas être capable, être trop fatigué, mais voila un coup de pédale un a la fois et le tour du Lac est fait.

LES PYGMÉS

Lors de mon séjour en Mauritanie, nous avons passé une journée avec un peuple très particulier, soit celui que l’on nomme les Pygmés.

Bien que j’avais croisé depuis plusieurs jours le peuple Mauritanien,  le premier contact avec ceux-ci est un choc.

Je n’ai pris aucune photo, au cours de cette journée, car il y a ce sentiment d’être tout à coup un peu voyeur. J’ai reçu de ma responsable de mission, ces photos dernièrement et c’est avec plein d’émotions que j’ai repensé à ce peuple nomade qui vit en plein milieu du désert, complètement isolé, une seule tente de tissus comme abri, et un peuple dont la peau est pigmentée, ce n,est plus le contact avec les enfants qui courent derrière les 4×4 et les grands sourires que l’on a rencontré.

On arrive donc très tôt un matin, et on s’installe dans l’unique maison que l’on rencontre en plein milieu du désert, ici on ne parle plus de tables ou bancs, rien de tout cela n’existe on s’installe donc sur nos caisses.  Comme on est vraiment en plein milieu du désert, on oublie les plaques solaires, il y a beaucoup trop de sable, c’est comme une tempête de neige mais en sable, on utilise donc le compresseur.

Par la suite, on part en 4×4, à la rencontre des nomades.  Pendant près d’une heure on circule sans direction précise, et tout à coup le guide indique une direction et on voit à l’horizon apparaître quelques tâches de couleur.  Voilà le premier peuple de pygmés.  Ils vivent è plusieurs dans des tentes, on leur distribue des vêtements , les petits et les bébés qui ont besoin de soin viennent avec nous dans les 4×4, les autres viendront nous rejoindre pour des soins, ils ont pour 2 heures de marche environ.  On fera ainsi 7 ou 8 rencontres de nomades et une fois que nous sommes environ 15 par 4×4, (il y a toujours de la place), on retourne à notre poste d’installation pour les soins de santé.

Ils ont la peau plaquée de deux couleurs.  C,est vraiment impressionnant, on a le sentiment un peu d’être en présence de grands brûlés. Mais il ne s’agit pas de problèmes de santé, mais une pigmentation de leurs tissus .

Imaginez un peu l’image qu’ils ont de nous, on est habillés de grands tabliers, on porte des gants, masques.  Plein d’instruments chirurgicaux, un compresseur qui fait du bruit….

Quand on a vu ce peuple, ce n’est pas évident de revenir dans notre monde de possessions. Pas facile de voir des centres d’achats, de quoi avons-nous vraiment besoin. Je ne suis pas devenue une anti-consommatrice; mais je réfléchis sur l’inutile avant de consommer.  Mais j’avoue que la Plaza et Ikea me font toujours craquer!!!

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